Les Sites Maçonniques.

 

VOIR:Timbres maçonniques  

Lire: 'La Loge Mère' de Rudyard Kipling'

 

Tablier ayant appartenu a Helvetius, puis offert a Voltaire le jour de sa 'Réception' .

 

Cérémonie de 'Réception' d'un profane au XVIII° siècle

 


 

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Partie de fresque dessinée au plafond

d'une baraque par des détenus du camp

d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

 

 

    Photo Gérard Cojot

 

La Loge Mère (Rudyard Kipling)

Il y avait Rundle, le chef de gare,

Beaseley, des voies et travaux

Black, le sergent du train des équipages,

qui fut deux fois notre Vénérable,

et aussi le vieux Frankee Eduljee

qui tenait la boutique « Aux babioles d'Europe ».

 

Dehors on se disait : "Sergent, Monsieur,

Salut, Salam" Dedans c'était « Mon Frère »

et ça ne faisait de mal à personne.

Nous nous rencontrions sur le niveau

et nous nous quittions sous l'équerre.

Moi, j'étais Second Expert dans ma Loge, là-bas !

 

Il y avait encore Bola Nath, le comptable

Saül, le juif d'Aden

Din Mohamed, du bureau du cadastre,

le sieur Babu Chuckerbutty Amir Singh, le Sikh

et Castro, des ateliers de réparations, un vrai catholique romain !

 

Nos décors n'étaient pas riches

Notre Temple était vieux et nu

Mais nous connaissions les Anciens Devoirs

et nous nous y tenions au poil.

 

Quand je me reporte à ce temps

souvent, il me vient à l'esprit

qu'il n'existe pas de soi-disant infidèles

sauf peut-être chacun de nous.

 

Chaque mois, après les Travaux

nous nous réunissions pour nous asseoir et fumer.

Nous n'osions pas avoir d'agapes

pour ne pas heurter les voeux de caste d'un Frère.

Et à coeur ouvert nous parlions de la religion et du reste...

chacun de nous se rapportant au Dieu qu'il connaissait le mieux.

 

L'un après l'autre, les Frères prenaient la parole

et aucun de nous ne s'agitait.

L'on se séparait à l'aurore,

quand s'éveillaient les perroquets

et le maudit oiseau porte-fièvre.

 

Comme nous nous en revenions à cheval,

Mahomet, Dieu et Shiva

jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes.

 

Bien souvent, étant de service

mon pas vagabond s'est hâté

et j'ai porté de fraternels saluts

aux Loges de l'Est et de l'Ouest

selon que les ordres reçus

m'envoyaient à Kohart

ou bien à Singapour.

 

Mais combien je voudrai les revoir tous,

ceux de ma Loge Mère, là-bas !

Comme je voudrais les revoir,

mes Frères noirs ou bruns

et sentir le parfum des cigares indigènes

pendant que circule l'allumeur

et que le vieux limonadier

ronfle sur le plancher de l'office,

et me retrouver parfait Maçon

une fois encore dans ma Loge d'autrefois.

 

Dehors on se disait : "Sergent, Monsieur,

Salut, Salam" Dedans, c'était « Mon Frère »

et ça ne faisait de mal à personne.

Nous nous rencontrions sur le niveau

et nous nous quittions sur l'équerre.

Moi, j'étais Second Expert dans ma Loge, là-bas !