Les Très Riches Heures

du duc de Berry

 

 

 

 

 

 

Février

 

 

Jean de France, duc de Berry (1340-1416)


Au contraire de ses frères Charles V, Louis d'Anjou et Philippe le Hardi, Jean de France, duc de Berry, troisième fils de Jean le Bon et de Bonne de Luxembourg, ne joua jamais un rôle de premier plan dans l'histoire politique du XIVe et du début du siècle suivant, et ce malgré les responsabilités importantes dont il fut parfois investi par son frère aîné et son neveu Charles VI dans le gouvernement du royaume. Ce grand seigneur raffiné et épris de luxe, comme tous les princes de la lignée des Valois, ne semble avoir eu d'autre passion que d'embellir ses différentes demeures, l'hôtel de Nesles à Paris, et le château de Mehun-sur-Yèvre en Berry notamment, et d'y amasser, sur le modèle de Charles V au Louvre et à Vincennes, les plus belles collections artistiques du temps. Trois inventaires détaillés, dressés entre 1403 et sa mort en 1416, permettent d'avoir une idée de l'incroyable richesse de ces collections où se côtoyaient tapisseries, reliquaires d'orfèvrerie et d'ivoire, pierreries et manuscrits précieux. Seuls une centaine de ces derniers a survécu aux destructions. On trouve dans les inventaires et dans les rares épaves de la comptabilité ducale le nom de quelques uns des plus grands artistes de l'époque : ainsi le sculpteur André Beauneveu, qui, recruté en 1385, participa au chantier de Mehun-sur-Yèvre et illustra le psautier de son mécène de vingt-quatre superbes grisailles faisant alterner douze figures de prophètes et les apôtres ; ou encore les enlumineurs Jean Le Noir et Jacquemart de Hesdin qui collaborent dans les Petites Heures (BNF, Lat 18014), et dont le second assura la direction de l'équipe chargée de la décoration peinte des Grandes Heures, achevées en 1409. Mais c'est surtout le nom des frères de Limbourg, Pol, Jean et Herman, trois peintres originaires de Gueldre, qui est indissociablement lié au mécénat de Jean de Berry. Recrutés vers 1404-1405, ces artistes ont enluminé deux des plus beaux manuscrits du duc, les Belles Heures, aujourd'hui au Musée des Cloisters à New York, et les célèbres Très Riches Heures du Musée Condé de Chantilly. Celles-ci restaient inachevées en 1416 par suite de la mort brutale des trois artistes, suivis peu après dans la tombe par leur maître, dont les derniers jours avaient été endeuillés par la défaite d'Azincourt.

 
Ce qui est remarquable, c'est que ces enluminures n'ont aucun besoin d'être annotées par des légendes.Tout les éléments symboliques sont présents pour qu'un enseignement puisse être donné même à des illettrés. Le char du soleil et les signes du zodiaque permettent de se repérer quant au mois de l'année.

Il en était de même dans les églises où de fameux triptyques, ouverts durant la messe du Dimanche apportaient une culture par l'iconographie, non seulement de la religion, mais aussi de la vie quotidienne.

 

 

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